Vendredi 6 novembre 2009

La valeur locative cadastrale est calculée par l’administration fiscale sur l’ensemble des immeubles et sert de base à l’établissement des taxes perçues au profit des collectivités territoriales[1].

 

Elle correspond au loyer théorique annuel que l’on pourrait tirer d’un bien en le louant dans des conditions normales.

 

Chaque parcelle et local a ainsi été évalué afin d’établir la valeur locative cadastrale dont la référence remonte à 1960 pour le foncier non-bâti et à 1970 pour le foncier bâti.

 

Compte tenu de l’ancienneté de leur établissement (1960 et 1970), les valeurs locatives cadastrales ne sont pas appliquées directement pour le calcul des impôts puisque des actualisations et des revalorisations réajustent celles-ci:


-
 
Un coefficient dénommé « actualisation 1980 »[2], spécifique à chaque département et relatif à l’évolution du marché locatif au plan départemental entre 1970 et 1980,

-
 
Un coefficient dit « de revalorisation nationale », s’impacte ensuite annuellement selon une détermination qui en est faite par la loi de finances au regard d’indices macroéconomiques (taux de croissance, monnaie, inflation…).

 

Ce n’est qu’à compter de l’actualisation des valeurs locatives cadastrales, selon les coefficients précités, que l’Etat transmet aux collectivités territoriales le total des bases prévu pour chacune des taxes afin que la commune applique un taux selon  ses besoins de financement.

 

Nicolas SARKOZY a déclaré vouloir réformer les valeurs locatives afin de rendre les impôts locaux plus justes.

 

Personne ne peut critiquer une intention aussi louable même si une révision des bases cadastrales avait déjà été arrêtée en 1989 et son application mise de côté en 1993 par le Gouvernement de l’époque, tandis que Lionel Jospin en officialisa son abandon pur et simple.

 

Prenons garde néanmoins qu’en gommant certaines injustices fiscales de nouvelles ne voient le jour.

 

L’enjeu n’est pas anodin puisqu’il ne faudrait pas que cette réforme aboutisse, en définitive, à limiter voire altérer l’autonomie financière des collectivités territoriales inscrite à l’article 72-2 de la Constitution et désinence du principe de libre administration des collectivités dans le domaine budgétaire et fiscale.

 

Nos parlementaires en général et plus particulièrement nos Sénateurs devront apporter une attention toute particulière aux modalités pratiques d’une telle réforme, car ce n’est pas moins de 66 milliards d’impôts (référence année 2007), soit le tiers des ressources des collectivités locales, qui sont assises sur la valeur locative.

 

Si les collectivités locales pèsent 75 % des investissements publics civils de la Nation et que leur rôle dans le plan de relance de l’économie a été déterminant dans la crise internationale que nous vivons, cela est dû notamment à l’autonomie financière de nos collectivités.

 

  


[1]  Taxes sur les propriétés bâties et non-bâties, taxe d’habitation, taxe professionnelle ou future contribution locale d’activité et taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

[2]  Inutilisé pour calculer la base de la taxe professionnelle ou future contribution locale d’activité puisque l’on se réfère à la valeur locative foncière.

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Vendredi 30 octobre 2009

Le budget est au cœur des finances locales et constitue l’instrument primordial dont dispose le maire pour déterminer les recettes et les dépenses lui permettant de mettre en œuvre ses politiques publiques et que l’assemblée délibérante a voté.

 

Le budget dit « primitif » doit être adopté par le conseil municipal avant le 31 mars de l’année de son exécution sachant que dans les communes de 3 500 habitants et plus, un débat d’orientation budgétaire doit nécessairement avoir eu lieu dans les deux mois précédents l’adoption dudit budget.

 

Ce débat doit permettre une information de l’opposition sur les choix effectués par la majorité et éclairer le vote des élus.

 

Il ne saurait être trop souligné que son organisation du débat constitue une formalité substantielle dont l’absence entache d'illégalité toute délibération relative à l’adoption du budget primitif de la collectivité en cause[1].

 

Les conditions de déroulement du débat d’orientation budgétaire doivent être identiques à celles applicables aux séances plénières de la collectivité concernée et conformes aux dispositions du règlement intérieur de l’assemblée délibérante.

 

L’application des conditions qui régissent habituellement le déroulement des séances plénières a ainsi d’importantes conséquences en matière d'information préalable des élus puisqu’en application des articles L. 2121-12 du Code Général des Collectivités Territoriales, une note explicative de synthèse est jointe à la convocation des membres des assemblées délibérantes.

 

Le juge a ainsi eu l’occasion de rappeler que l’envoi d’une note explicative de synthèse aux membres d’une assemblée délibérante dans la perspective du débat d’orientation budgétaire constituait une formalité substantielle[2] dont l’omission justifiait l’annulation de la délibération approuvant le budget primitif de la collectivité concernée.

 

Si la forme de la note de synthèse importe peu, le juge administratif est plutôt attentif sur son contenu car elle doit permettre aux élus de participer à l’ensemble du débat[3].

 

En l’absence de note de synthèse, la communication annexée à la convocation peut faire fonction de note, à condition d’être suffisamment détaillée.

 

Il se dégage de la jurisprudence que la note explicative de synthèse adressée aux membres de l’assemblée délibérante ne saurait se limiter à une note de quelques lignes rappelant le contenu du précédent budget et les marges de manœuvre possibles.

 

Elle doit comporter également des éléments d’analyse, des informations sur les principaux investissements projetés, le niveau d’endettement et son évolution prévue ainsi que l’évolution envisagée des taux d’imposition[4].

 

Le juge a par conséquent été conduit, lorsqu’il a considéré que le niveau de détail des informations contenues dans la note était insuffisant, à annuler la délibération par laquelle le budget primitif de la collectivité concernée avait été approuvé et ce, avec toutes les conséquences de droit qui peuvent en résulter.

 

Au-delà de l’attention toute particulière qu’il doit être apporté au strict respect des règles juridiques qui le régissent, n’oublions pas que le débat d’orientation budgétaire renforce la démocratie participative en instaurant une discussion au sein même de l’assemblée délibérante sur les priorités et l’évolution de la situation financière de la collectivité.

 

 



[1]  CAA Marseille, 19 octobre 1999, commune de Port-la-Nouvelle.

[2]  CAA Lyon, 9 décembre 2004, Nardone.

[3]  CE, 12 juillet 1995, commune de Fontenay-le-Fleury.

[4]  CAA Douai, 14 juin 2005, commune de Breteuil-sur-Noye.

Par Pascal Dias - Publié dans : Finances locales
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Mercredi 21 octobre 2009

La première rencontre, qui s’est déroulée hier soir à la Maison dans la Vallée à Avon, regroupait les représentants des comités départementaux et tous les acteurs sportifs Seine-et-Marnais.

 

La thématique de la soirée était circonscrite aux valeurs de la Charte départementale du sport signée le 31 mai 2007 ; véritable socle sur lequel repose la politique sportive du Conseil Général et l’octroi des aides financières dans ce domaine.

 

Rappelons qu’en signant cette Charte, les comités sportifs départementaux s’engagent à promouvoir les quatre principes fondamentaux du sport, à savoir :

 
-          Le sport doit être un acteur du développement durable,
-          Le sport doit être accessible à tous et pour tous,
-          Le sport doit être porteur de valeurs,
-          Le sport doit être au service de la santé et du bien être des pratiquants.

 

Monsieur Vincent EBLE, Président du Conseil Général de Seine-et-Marne, a ouvert la soirée en déclinant la politique sportive mise en place et la satisfaction du département à être le premier de l’Académie de Créteil à signer une convention pluriannuelle avec l’Union Nationale du Sport Scolaire au côté de l’Education Nationale et des éducateurs sportifs Seine-et-Marnais.

 

Devait être également souligné l’atout touristique important à ce que le département soit le premier de l’Ile-de-France à s’être doté d’un schéma départemental des sports nature.

 

Mais le discours n’aurait pas été complet sans l’évocation, par Monsieur Vincent EBLE, de la crise économique et du désengagement de l’Etat matérialisés par une augmentation des dépenses sociales et une forte baisse des recettes liées à l’activité immobilière.

 

C’est dans ce contexte spécifique qu’il était souligné que l’Assemblée départementale avait décidé de ne plus subventionner notamment l’apprentissage de la natation en école primaire et ce, non sans une certaine contradiction avec les actions menées jusqu’ à présent et les principes mêmes de la Charte du département.

 

Le Parisien du 10 septembre 2009 avait révélé qu’en son sein de vives protestations émanant pour l’essentiel de l’USM s’étaient élevées à propos de l’abandon de ce subventionnement.

 

On ne peut effectivement que déplorer la suppression du financement de l’apprentissage de la natation en école primaire car cette décision, que d’aucuns qualifieraient de provocation en réponse au projet de réforme des collectivités territoriales, n’estompera pas les difficultés financières du département dont la cause doit plutôt être recherchée dans sa gestion et son manque d’anticipation.

 

 

Par Pascal Dias
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Samedi 17 octobre 2009

Conformément aux mesures prévues par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, les communes de plus de 10 000 habitants et les communes comprenant une Zone Urbaine Sensible (ZUS) sont dans l’obligation de créer un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

 

Le CLSPD représente une instance de concertation locale pour lutter contre l’insécurité et prévenir la délinquance autour de laquelle doivent se mobiliser les institutions et organismes publics et privés concernés.

 

Le CLSPD est soutenu par deux piliers : la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance.

 

Le périmètre d’intervention du CLSPD se définit comme suit :

 
- Prévention et délinquance des mineurs ou plus globalement de la jeunesse ;

- Prévention et vie quotidienne : Volonté affichée de l’Etat pour une meilleure protection des concitoyens dans leur vie quotidienne, dans les transports, dans les équipements collectifs et aménagements urbains et dans leur environnement quotidien (quartier, immeuble) ;

- Lutte contre la toxicomanie ; prévention des violences contre les personnes et notamment les violences conjugales, prévention du stationnement illégal des nomades, prévention et délinquance liées aux nouvelles technologies, prévention et intégration.

 

Présidé par le maire (ou par le Président d’un Etablissement Public de Coopération Intercommunale dans l’hypothèse d’un Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance), le CLSPD comprend, outre certains élus :

 
- Le préfet et le procureur de la République ou leurs représentants (TGI) ; 

- Le président du Conseil Général ou son représentant (aide social à l’enfance…) ;

- Les représentants des services de l’Etat désignés par le préfet (DDSP, Education Nationale, Gendarmerie Nationale, Pénitentiaire, Police Nationale…) ;

-
 
Le président de l’EPCI intéressé (qui préside dans l’hypothèse d’un CISPD, le(s) maire(s) concerné(s) étant intégré(s) dans le dispositif) ;

-
 
Les représentants d’associations, établissements ou organismes intervenant dans le domaine de la prévention, de la sécurité, de l’aide aux victimes, du logement, des transports collectifs, de l’action sociale ou des activités économiques, les bailleurs sociaux etc.

 

Compte tenu de l’objectif poursuivi, le fonctionnement du CLSPD s’établit selon deux niveaux comprenant, d’une part, une instance plénière et, d’autre part, un comité restreint constituant le comité de pilotage et de suivi du Contrat Local de Sécurité (CLS).

 

Des commissions de travail, plus ou moins formalisées, permettent la mise en œuvre des actions et se déclinent par thématique et groupe d’acteurs. Ces commissions peuvent prendre la forme de groupe de travail, cellules de veille permettant d’associer alors d’autres partenaires, selon les thèmes abordés.

 

Le CLSPD coordonne et anime des actions de prévention dont il permet le financement. En effet, le CLSPD est la structure adéquate pour bénéficier du Fonds Interministériel à la Prévention de la Délinquance (FIPD), créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance et destiné à favoriser le développement des politiques locales de prévention de la délinquance[1].

 

La circulaire du 4 mai 2007 portant application de la loi du 5 mars 2007 précise d’ailleurs que « la création des CLSPD doit être accélérée pour qu’ils puissent rapidement jouer leur rôle d’animation pour l’emploi du fonds[2] ».

 

Précisons que la constitution d’un contrat local de sécurité exige préalablement l’élaboration d’un diagnostic et la définition d’une politique de sécurité et de prévention de la délinquance arrêtée avec les principaux acteurs compétents dans ces domaines d’intervention.

 

Si la loi 2007-297 du 5 mars 2007 n’a pas bouleversé le sens des dispositifs antérieurs, elle définit néanmoins de nouvelles orientations comme le renforcement du Maire en tant qu’animateur et coordinateur de la prévention et de la lutte contre l’insécurité et la création d’un Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance.

    



[1] Les technologies de vidéo-protection sont ainsi soutenues par des financements spécifiques du FIPD.

[2] D'après cette même circulaire, les contrats urbains de cohésion sociale dont le volet n'est pas constitué en CLS sont également éligibles au "FIPD".

Par Pascal Dias - Publié dans : Prévention de la délinquance
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Vendredi 9 octobre 2009

Avec 67,13 % de « oui » contre 32,87 % de « non » dans le cadre d’une participation soutenue (59%), les Irlandais ont fait franchir une étape importante au Traité de Lisbonne, ce samedi 3 octobre 2009.

 

Par sa ratification populaire, l’Irlande rejoint les 24 autres Etats de l’Union Européenne qui ont ratifié le futur Traité.

 

Ce texte signé le 13 décembre 2007 à Lisbonne, par les dirigeants de l’Union Européenne, a pour objectif, rappelons-le, d’adapter les institutions de l’Union Européennes pour lui attribuer une plus grande visibilité, une stabilité accrue tout en anticipant les futurs élargissements.

 

Pour ce faire, le Traité rend contraignante la Charte des droits fondamentaux comprenant pas moins de 54 articles sur les droits des citoyens (la liberté, l’égalité, les droits économiques et sociaux…).

 

Un léger bémol toutefois, car la Pologne et le Royaume-Uni ont obtenu des dérogations.

 

En effet, le Royaume-Uni a fait annexer un document spécifique tandis que la Pologne a déclaré unilatéralement que « la Charte ne porte atteinte en aucune manière au droit des Etats membres de légiférer dans le domaine de la moralité publique, du droit de la famille ainsi que de la protection de la dignité humaine et du respect de l’intégrité physique et morale ».

 

Ainsi est-il prévu que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne, ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite Charte.

 

Ceci étant précisé, les citoyens de l’Union Européenne auront la possibilité de demander à la Commission européenne un projet législatif s’ils parviennent à réunir un million de signatures sur une pétition.

 

Le Parlement européen, seule institution de l’Union Européenne élue par les citoyens, obtiendra de vrais pouvoirs de codécision avec les États dans de nouveaux domaines (les affaires de police et justice, l’agriculture, la pêche,). L’influence du Parlement Européen sera renforcée[i] sur les choix des futurs présidents de la Commission.

La politique énergétique commune deviendra un objectif de l’Union Européenne au même titre que la lutte contre le changement climatique.

 

Le Traité instaure un président du Conseil européen élu à la majorité qualifiée par ses pairs pour un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois. Il coordonnera les travaux du Conseil européen et pourra représenter l’Union Européenne à l’étranger.

 

Le « Ministre des Affaires étrangères de l’Union » est remplacé par un « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». Véritable ministre pour la politique étrangère, il devrait disposer de prérogatives plus importantes à la tête d’un service « extérieur » et siègera à la Commission en qualité de vice-président.

 

Le vote à la majorité qualifiée deviendra la règle en 2014 sachant qu’elle se définira en obtenant 55% des Etats représentant 65% de la population de l’Union Européenne et venant d’au moins 15 Etats membres.

 

Les discussions interminables de l’ensemble des Etats membres pour parvenir à l’unanimité devraient donc être révolues.

 

Les Etats membres seront liés par une clause de solidarité en cas d’agression et les pays qui le souhaitent auront la possibilité de se lier par une clause de défense commune pour s’engager vers des coopérations structurées comme par exemple pour se doter de capacités de défense.

 

L’Eurogroupe, qui est aujourd’hui un forum informel de coordination des politiques économiques des membres de l’Euro, devrait se voir reconnaître une existence institutionnelle.

 

Ajoutons enfin que même les eurosceptiques ne sont pas oublié par le Traité de Lisbonne puisque ce dernier à introduit la possibilité pour un pays de quitter l’Union, dans des conditions à négocier avec ses partenaires.



[i] Mais aussi celui des parlements nationaux dans l’élaboration des textes européens.

 

Par Pascal Dias - Publié dans : Europe
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Mardi 22 septembre 2009

Les pluies torrentielles qui se sont abattues récemment dans le sud du pays occasionnant de très nombreux dégâts (glissements de terrain, trafic ferroviaire interrompu, rencontres sportives reportées) nous rappelle l’importance, d’une part, de redonner toute sa place à l’engagement responsable du citoyen, acteur de la sécurité civile et, d’autre part, de préciser les responsabilités en matière de planification, de conduite opérationnelle et de prise en charge des secours. 

 

Il ne s’agit pas ici de détailler ce dispositif élargie de niveau départemental, zonal et national, mais plutôt de souligner l’importance de la commune qui s’intègre parfaitement dans cette organisation et dont la proximité en fait le premier niveau  pour prévenir des risques de toute nature, pour informer et alerter la population et protéger cette dernière ainsi que les biens et l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes.

 

Le Maire, responsable de la sécurité publique sur le territoire de sa commune[i] et directeur des opérations de secours, dispose pour faire face aux risques d’un outil précieux de gestion de crise à l’échelle communale : Le Plan Communal de Sauvegarde.     
 

Au visa de l’article 13 de la loi du 13 août 2004, il se définit ainsi :

 

« Le plan communal de sauvegarde regroupe l’ensemble des documents de compétence communale contribuant à l’information préventive et à la protection de la population. Il détermine en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population. »

 

Ce plan communal :

 
-   organise la sauvegarde des personnes,

-   est le maillon local de l’organisation de la sécurité civile,

-   est l’outil d’aide à la gestion d’un évènement majeur,

-   concerne l’ensemble des services communaux,

-   institue une culture communale de sécurité civile et de prévention.

 

Mais l’élaboration de ce plan n’est pas aisée dans le sens où il ne s’agit pas de constituer un simple document qui pourrait être confié à un prestataire mais bien de satisfaire à une obligation législative et réglementaire en mettant en place une organisation opérationnelle efficiente en cas de crise.

 

Pour aider à constituer le plan communal de sauvegarde, le Ministère de l’Intérieur a mis en place, à l’époque, un guide méthodologique rappelant les différentes étapes suivantes :

 
1.  Conduite du projet : désigner un comité de pilotage, un élu référent et un chef de projet.

2.  Diagnostic des risques : caractériser les dangers potentiels sur la commune ; identifier les enjeux exposés à ces aléas.

3.  Alerte, information des populations : définir l'organisation et les moyens pour recevoir, traiter et diffuser l'alerte et les informations à la population.

4.
  Recensement des moyens : recenser les compétences humaines et les moyens techniques communaux et autres pouvant être mobilisés
.

5.   Organisation communale : déterminer la cellule de crise et les cellules terrain. Définir les missions à accomplir.

6.   Outils opérationnels : réaliser les outils pratiques pour mettre en oeuvre les missions.

7.   Maintien opérationnel du dispositif dans le temps : réaliser des exercices de simulation ; organiser le maintien à jour des données ; former et informer ; organiser le retour d'expérience.

 

Cet outil opérationnel est obligatoire dans les communes identifiées comme soumises à un risque majeur, c’est-à-dire celles concernées par un Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) ou un Plan Particulier d’Intervention (PPI) même si, le principe de précaution exigerait que toutes les communes se dotent d’un plan communal de sauvegarde puisqu’aujourd’hui plus qu’hier nul n’est à l’abri de phénomènes climatiques extrêmes, de problèmes sanitaires, d’accidents de toutes nature et de perturbations de la vie collective.

 

D’ailleurs, le plan communal de sauvegarde doit maintenant être enrichi d’une annexe « pandémie » sur laquelle est recensée les professionnels, les lieux de vaccination, d’hébergement éventuels et prévoir également la mise en place de centres de coordination sanitaires et sociaux, véritable cellule de crise.

 

La commune, interface des médecins locaux, est aussi le maillon essentiel du SAMU pour communiquer avec les professionnels de santé.

 

La situation épidémiologique dont l’évolution demeure imprévisible exige adaptation et réactivité afin de préparer au mieux nos concitoyens à cette pandémie annoncée démontrant, s’il en était besoin, l’évolution constante qui doit s’attacher au Plan Communal de Sauvegarde.

 

Aujourd’hui encore et alors même que le Plan Communal de Sauvegarde devait obligatoirement être élaboré avant le 13 septembre 2007, force est de déplorer que trop de communes n’ont toujours pas respecté cette obligation.

 

Il est vraiment grand temps pour les communes retardataires d’élaborer le Plan Communal de Sauvegarde ou bien de demander à l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale à fiscalité propre auquel elles appartiennent de mettre en place urgemment un Plan Intercommunal de Sauvegarde, arrêté par le Président dudit établissement.

   



[i] Article L.2211-1 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Par Pascal Dias - Publié dans : urbanisme
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Lundi 7 septembre 2009

Le processus d’achèvement du marché intérieur des services postaux, entamée en 1997, va entrer dans sa phase ultime.

 

La transposition de la directive du 20 février 2008 libéralise totalement le marché postal à compter du 1er janvier 2011.

 

Cette libéralisation met fin au secteur réservé[1] de La Poste et va permettre à d’autres agents économiques, privés ou publiques, français ou étrangers, d’intervenir sur cette activité économique.

 

Certains pays comme le Royaume-Uni, la Suède, l’Allemagne ou les Pays-Bas ont ouvert depuis bien longtemps[2] leur service postal à la concurrence et les opérateurs de ces marchés ont eu tout le temps de développer une stratégie offensive de croissance externe en se dotant de moyens financiers importants[3] pour leur politique d’internationalisation.

 

Il est évident que les nombreux opérateurs puissants et animés d’ambitions internationales ne se désintéresseront pas du second marché européen qu’est la France.

 

C’est pour préparer cette échéance inéluctable et permettre à La Poste, à laquelle tous les Français sont profondément attachés, qu’un projet de loi a été exposé le 29 juillet 2009 en Conseil des ministres pour être présenté au Sénat, vers le mois d’octobre.

 

S’il est vrai que le changement de statut de La Poste n’est pas une obligation européenne, il est néanmoins la conséquence directe et inévitable de la libéralisation du marché induite par la directive 2008/06/CE du 20 février 2008.

 

Pour relever les nouveaux défis auxquels elle sera confrontée, La Poste se doit de changer de statut car si celui d’établissement public industriel et commercial est parfaitement adapté dans une situation monopolistique, ce statut deviendrait un handicap dès l’ouverture à la concurrence du marché Français.

 

A l’aube d’un contexte concurrentiel, La Poste doit impérativement se moderniser pour conserver voire améliorer la qualité de son service et faire preuve de volontariat pour s’engager sur des activités innovantes et de croissance, ce qui ne peut se faire qu’en disposant des financements nécessaires.

 

La transformation de l’établissement public en société anonyme permettra à l’Etat ainsi qu’à la Caisse des Dépôts et Consignations de souscrire à une augmentation de capital salvatrice, peut-être de l’ordre de 2,7 milliards d’euros, compte tenu de l’impossibilité actuelle de La Poste de compter sur son seul autofinancement ou de recourir à l’endettement.

 

Considérant qu’il n’y a dans cette opération ni vente ni cession par l’Etat à des investisseurs privés de tout ou partie de La Poste, il est inexact de parler de « privatisation » alors qu’il s’agit tout bonnement d’une transformation d’un établissement public en entreprise publique dont le capital social sera détenu à 100% par l’Etat et des investisseurs publics, hormis la part  réservée à l’actionnariat du personnel. En outre, le personnel du Groupe conservera son statut et l’ensemble des droits y afférents.

 

La Poste restera donc un groupe public remplissant quatre missions d’intérêt général :


- 
Le service universel postal avec une collecte et une distribution du courrier en tout point du territoire six jours sur sept,
- La contribution à l’aménagement du territoire à travers ses points de contact,
- Le transport et la distribution de la presse,
- L’accessibilité bancaire au travers du livret A.

 

Les missions d’intérêt général que continuera d’assurer La Poste, désignée comme opérateur du service universel maintenu dans son contenu et son périmètre actuel, seront inscrites dans la future loi.

 

En particulier, le système actuel du prix unique du timbre perdurera pour permettre à tous les usagers l’égalité d’accès au service universel.

 

Dans un environnement pleinement concurrentiel, il conviendra de s’assurer du juste financement de ces missions de service public.

 

Avec ce Projet de loi, le Gouvernement organise un cadre réglementaire qui va permettre à La Poste, acteur majeur de l’économie Française, de se développer grâce à un mode de fonctionnement plus souple et adapté à l’échéance concurrentielle de 2011.


[1]  Depuis 2006, le secteur réservé ne porte que sur les envois de correspondance de moins de 50 grammes dont le tarif est inférieur à deux fois et demie le tarif de base. Aujourd’hui, il existe d’ores et déjà 24 opérateurs qui détiennent une licence pour opérer sur le marché des envois de correspondance de plus de 50 grammes.

[2] La Finlande et la Suède ont respectivement ouvert totalement leur marché à la concurrence au 1er juin 1991 et 1er janvier 1993, les autres pays ont libéralisé plus récemment : le 1er janvier 2006 au Royaume-Uni, le 1er janvier 1998 en Allemagne et le 1er avril 2009 aux Pays-Bas.

[3]  Leurs moyens financiers importants sont également liés à leur statut de société anonyme. Certains opérateurs comme Deutsche Post sont également cotés en bourse ce qui permet à l’entreprises de se financer autrement qu'en s'endetant auprès d'un établissement bancaire. L'entreprise qui vend ses actions reçoit du capital qui servira à son développement. Pour les grandes sociétés, les actionnaires sont donc des acteurs indispensables à leur croissance.  

 

Par Pascal Dias - Publié dans : Europe
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Lundi 31 août 2009

Selon la décision du Ministère de l’Economie, ce sera « la cotisation économique territoriale (CET) » qui sera l’impôt amené à remplacer la taxe professionnelle succédant, en son temps, à la patente.

 

La cotisation économique territoriale sera composée de la cotisation locale d’activité (CLA) et de la cotisation complémentaire (CC).

 

Pour la cotisation locale d’activité, les équipements et biens mobiliers seraient supprimés de l’assiette qui ne comprendrait plus que les valeurs foncières.

 

L’assiette des recettes des bénéfices non commerciaux (BNC) serait maintenue.

 

La valeur locative des immobilisations industrielles serait diminuée de 15% pour tenir compte des superficies importantes.

 

Pour la cotisation complémentaire, les personnes physiques ou morales ayant un chiffre d’affaires supérieur à 500.000 euros seront soumises à cette cotisation correspondant à l’actuelle cotisation minimale[i] de la taxe professionnelle.

 

Cette cotisation devrait être progressive pour atteindre un taux de 0,5% pour 3 millions d’euros de chiffres d’affaires et 1,5% (taux actuel) à partir de 50 millions d’euros.

 

Le remplacement de la taxe professionnelle par la cotisation économique territoriale devrait également modifier la répartition des impôts locaux.

 

Ainsi, les communes et les EPCI (établissement publics de coopération intercommunale) continueraient de percevoir la taxe d’habitation, la taxe sur le foncier bâti et non bâti et une part de la nouvelle cotisation économique.

 

Les Départements perdraient leur part de taxe d’habitation et de foncier non bâti réservés aux communes pour ne garder que le foncier bâti des entreprises.

 

Avec les Régions, ils bénéficieront du nouvel impôt économique ainsi que des dotations et transferts provenant de l’Etat du produit des taxes sur les surfaces commerciales et les contrats d’assurance.

 

Les responsables des associations d’élus, les dirigeants des organisations patronales ainsi que les parlementaires de la commission des finances saisis devaient émettre un avis sur le texte de 83 pages élaboré par la direction de la législation fiscale du ministère de l’économie et formuler leurs remarques avant l’examen du projet par le Conseil d’Etat.

 

Le remplacement de la taxe professionnelle et la nécessaire répartition d’impôts entre les différentes strates administratives pourraient bien préfigurer la réforme plus profonde des collectivités territoriales.

 

 


[i]  Actuellement le seuil est de 7,6 millions d’euros.

Par Pascal Dias - Publié dans : Politique générale
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Samedi 22 août 2009

Le 5 février 2009, Nicolas SARKOZY avait proposé que la taxe professionnelle[1] soit supprimée en 2010 pour éviter des délocalisations d’entreprises.

 

Cette proposition contraignait néanmoins le Président de la République à envisager de compenser la suppression de cette taxe[2] qui est l’une des ressources essentielles des collectivités locales représentant un manque à gagner de 8 milliards d’euros.

 

La solution proposée semblait être la création d’une nouvelle taxe, baptisée successivement « taxe carbone »,  « taxe sur les émissions de CO2 » puis « contribution climat-énergie » et censée diviser par 4 les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2050.

 

Cette taxe applicable sur les émissions de CO2 en vu de les réduire[3] n’est pas une idée aussi « révolutionnaire » que certains le prétendent puisqu’elle s’inspire des propositions faites dans les années 1920 par un économiste libéral néoclassique, Monsieur Arthur Cécil Pigou.

 

Fiscaliser tous les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel…) a pour objectif d’inciter la correction de l’écart entre le choix spontané des différents agents économiques et les nécessités environnementales collectives (principe pollueur-payeur).

 

Le taux applicable pourrait d’ailleurs varier selon le contenu en carbone du combustible et donc des émissions de dioxyde de carbone.

 

A ce jour, le seul pays qui dispose d’une véritable taxe carbone avec un taux modulé est le Danemark. Si le système semble au demeurant répondre à l’objectif poursuivi, un coût de gestion élevé, de l’ordre de 2% du produit, est néanmoins à déplorer.

 

La contribution climat-énergie est intrinsèquement une taxe et non un impôt, ce qui signifie qu’elle doit exclusivement couvrir les frais induit par les nuisances du CO2 en tant que principal gaz à effet de serre et inciter à en réduire la production.

 

C’est pourquoi, cette contribution mais également son affectation doivent être totalement distinguées de la compensation envisagée par Nicolas SARKOZY et relative à la disparition prochaine de la taxe professionnelle.

 

En effet, si la taxe professionnelle est due, sous réserve de certaines exceptions et exonérations, par toute personne physique ou morale française ou étrangère qui exerce en France à titre habituel une activité professionnelle non salariée, la contribution climat-énergie, quant à elle, s’appliquera à des contribuables à l’origine non assujettis à la taxe professionnelle comme par exemple les particuliers au sens large, les activités sans but lucratif ou à but purement privé, les activités agricoles...

 

Le quotidien « Le Monde » du 28 juillet 2009 publie une simulation intéressante de l’impact financier de la mise en place d’une telle contribution sur la base du rapport Rocard qui propose un prix du carbone à 32 euros la tonne de CO2 émise par les énergies fossiles utilisée dans les transports et le chauffage des bâtiments à compter de 2010.

 

Selon l’évaluation de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), elle pourrait couter 160 euros en moyenne par ménage dès la première année sachant qu’une famille aisée en milieu rural pourrait payer plus de 300 euros alors qu’un ménage modeste en ville ne réglerait que 55 euros.

 

Pour inciter les ménages à modifier leurs comportements, la contribution progresserait chaque année de 5% pour atteindre, à terme, 100 euros la tonne et une réduction de 24 % des émissions polluantes dans les transports et le bâtiment.

 

Pour le transport, secteur déjà très fragilisé, cette contribution équivaudrait en 2010 à une hausse de 9 euros le baril de pétrole correspondant à une hausse de 7,7 centimes d’euros sur le litre d’essence sans plomb et de 8,5 centimes pour le gazole.

 

Un automobiliste paierait, en moyenne, 80 euros de plus à la pompe et la facture de chauffage s’alourdirait de 15 % en moyenne dès 2010.

 

Nul ne conteste la nécessité d’une fiscalité écologique encourageant les citoyens à agir au quotidien en faveur de l’environnement, complétée par des avantages fiscaux destinés aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités qui participent à la protection de l’environnement.

 

Le principe représente incontestablement une très bonne idée mais les modalités pratiques qui se dessinent ne semblent pas être les plus efficaces pour répondre à l’objectif à atteindre.

 

Considérant que les familles, pour leurs résidences, sont responsables de 18,5% de l’émission de carbone en France, peut-on vraiment les faire payer plus cher alors que Nicolas SARKOZY a déclaré vouloir être le Président du pouvoir d’achat ?

 

Est-ce qu’une politique d’investissements massifs dans des logements bien isolés n’aurait-elle pas plus d’effets positifs sur l’environnement ?

 

Les transports sont les principaux émetteurs de gaz carbonique avec 26,5%.

 

Le principe de la fiscalité constante a déjà imposée en 2009 la baisse de la taxe à l’essieu des camions afin d’anticiper la mise en place de la taxe écologique.

 

Le transfert de trafic routier vers les voies fluviales ou ferrées aurait peut-être été plus efficient d’autant que nous savons que Fret SNCF annonce une forte baisse de son activité après la chute récente qui a mis, en 8 ans, plus de 3 millions de camions sur les routes.

 

Pourquoi ne pas également insérer la contribution climat-énergie dans des plans de rénovation massifs des habitats collectifs, de densification urbaine, de relocalisation de l’économie et de la production agricole.

 

De même, la réorientation des investissements vers les énergies renouvelables et les projets écologiquement soutenables pourraient aussi trouver une place centrale dans le plan de relance pour l’économie.

 

La mise en place d’une contribution élevée à effet incitatif ne devra pas pénaliser les familles et les plus faibles en prévoyant des mécanismes d’allègement ou de mise en place de tarifs sociaux par préférence à la remise « d’un chèque vert » inapproprié, car si nous sommes tous concernés, nous devons tous être incités à adopter un comportement vertueux en réduisant nos émissions de CO2.

 

Lors de son déplacement en Bretagne, François Fillon a indiqué que les propositions du Gouvernement sur la taxe carbone seront soumises prochainement au Parlement.


Comme l’indiquait Jean-Marc JANCOVICI « la mise en place d’une taxe carbone est une nécessité. Il faut faire vite et simple. Et c’est possible ».



[1]  Avec la taxe foncière sur les propriétés bâties, celle sur les non-bâties et la taxe d’habitation, la taxe professionnelle est le quatrième impôt direct local perçu par les collectivités territoriales françaises et s’adresse aux seules entreprises.

[2]  Représentant 50% des ressources fiscales des collectivités (communes, départements, régions).

[3]  La société doit aussi être préparée progressivement à l’épuisement des ressources en énergie fossiles.

 

 

 

 

Par Pascal Dias - Publié dans : Environnement
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Mardi 4 août 2009

Je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont fait le plaisir de visiter mon blog.

Je vous souhaite à tous d'excellentes vacances en espèrant vous retrouver encore plus nombreux à la rentrée.
Par Pascal Dias
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Jeudi 30 juillet 2009

L’article 30 de la loi de finances pour 2009 du 27 décembre 2008 impose aux laboratoires de biologie médicale, aux officines de pharmacies et pharmacies à usage intérieur, la collecte des déchets d’activités de soins à risques infectieux des patients en auto-traitement.

 
Cette obligation incombe à ces professionnels dans la mesure où il n’existerait aucun dispositif de collecte de proximité spécifique.

 

Depuis plusieurs années déjà, certaines collectivités locales avaient mis en place des bornes de collecte de DASRI à la disposition de patients en auto-soins, comme pour les diabétiques, par exemple.

 

Cette initiative répondait à la volonté de ne plus retrouver dans la filière des ordures ménagères les boites à aiguilles et seringues avec le risque accidentel et sanitaire qu’une telle pratique générait pour le personnel des établissements et des filières d’élimination des déchets.

 

A partir du 1er janvier 2010 et en l’absence de dispositif de collecte de proximité, les officines de pharmacies, les pharmacies à usage intérieur et les laboratoires de biologie médicale devront donc collecter gratuitement les déchets d’activités de soins à risques infectieux produit par les patients en auto-traitement, apportés par les particuliers qui les détiennent.

 

Le texte de l’article 30 de la loi de finances pour 2009 renvoie son application à un décret qui précisera les conditions de la précollecte, de la collecte et de la destruction des déchets concernés ainsi que les modalités de financement du dispositif.

 

Ce décret pourrait néanmoins se faire attendre. La procédure retenue est celle de la rédaction en Conseil d’Etat avec avis du Conseil de la Concurrence et notification à la Commission Européenne à Bruxelles.

 

A suivre…

Par Pascal Dias - Publié dans : Environnement
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Mercredi 15 juillet 2009

La gestion des déchets est un enjeu environnemental essentiel mais aussi un enjeu financier majeur en raison du gaspillage de matières premières qui ne cessent de se raréfier et de l’augmentation croissante des coûts de l’élimination des déchets dont la quantité progresse chaque année.

 
En France, deux modes de financement coexistent :

- la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), basée sur le foncier bâti, 

- la redevance d’enlèvement des déchets ménagers (REOM) liée au service rendu.


La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est perçue avec la taxe foncière et son montant varie en fonction de la valeur du logement. Elle n’est pas liée à la quantité de déchets produits. Cette taxe est perçue pour le compte des collectivités locales par les trésoreries, qui la reversent.

 

Lorsque les sommes perçues ne couvrent pas la totalité du coût du service, le budget général de la collectivité peut être mis à contribution pour compléter le financement.

 

La redevance d’enlèvement des ordures ménagères dite « générale » est liée, quant à elle, au service rendu. Son montant varie selon le nombre de personne dans un foyer pour les ménages ou au volume du bac pour les autres usagers.

 

Ce montant est ainsi lié à la quantité moyenne des déchets produits par les différents types d’usagers.

 

En revanche, la redevance est dite « incitative » lorsque le montant de celle-ci est lié à la quantité de déchets produits et que les usagers paient en fonction des déchets qu’ils jettent.

 

La redevance incitative s’inscrit donc dans les politiques de prévention et de valorisation des déchets en favorisant la réduction de leur production.

 

Elle permet également d’optimiser les filières de valorisation, de maîtriser la hausse des coûts du service public des déchets et d’en améliorer la transparence.

 

L’incitation peut porter sur la réduction des déchets à traiter par la collectivité, l’augmentation du tri des déchets recyclables et/ou fermentescibles ou sur une utilisation rationnelle du service (ne sortir son bac que lorsqu’il est plein).

 

Tous ces dispositifs sont des sources de maîtrise des coûts et des quantités !

 

Pour couvrir la totalité du coût du service public de l’élimination des déchets ménagers et assimilés, la redevance incitative se compose d’une partie fixe, qui couvre les dépenses non liées aux quantités d’ordures ménagères résiduelles collectées et d’une part variable liée aux quantités d’ordures ménagères résiduelles produites par l’usager.

 

La mise en place de la redevance incitative nécessite une implication forte de la collectivité qui s’approprie la maîtrise de la gestion financière de son service d’élimination des déchets.

 

Ce choix politique que des élus responsables sont capables d’assumer et d’expliquer le feront d’autant plus facilement que les études réalisées à l’étranger et en France montrent que la mise en place de la redevance incitative entraîne une modification des flux de déchets produits par les usagers du service public (ménages et professionnels) qui va dans le bon sens.

Ainsi, les ordures ménagères résiduelles diminuent de 15% à 50 % en poids.
 
Les déchets recyclables augmentent de 10% à 100% en poids sans que la qualité de tri ne soit altérée.

La quantité globale de déchets diminue tandis qu’elle continue d’augmenter pour l’ensemble des collectivités françaises.

 

Il n’est pas inutile de rappeler que l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) accompagne les collectivités qui souhaitent développer la redevance incitative (aides financières pour les études préalables, conseils, suivis d’expériences, collecte d’informations mais aussi études approfondies sur la mise en place de la redevance, élaboration de guides…).

 

Rappelons que l’Etat s’est engagé à réduire la production d’ordures ménagères et des déchets assimilés par habitant de 25% en cinq ans, à augmenter le recyclage matière et organique afin d’orienter vers ces filières 45 % des déchets ménagers et assimilés à l’horizon de 2015 et à réduire les quantités de déchets incinérés ou stockés de 15 % d’ici 2012.

 

Pour y parvenir, le développement de la responsabilité environnementale des producteurs de déchets est indispensable au même titre qu’une fiscalité incitative.

 

C’est la raison pour laquelle l’engagement 243 de la table ronde du Grenelle de l’environnement instaure une tarification incitative obligatoire avec une part fixe et une part variable.

 

Cet engagement rejoint d’ailleurs les recommandations de nombreux rapports publics tels que ceux du Commissariat au Plan, de l’ADEME et doit permettre d’inciter financièrement les usagers à diminuer à la source leur production de déchets.

 

L’Association des Maires de France a souligné son intérêt pour cette fiscalité incitative en précisant qu’elle devait aller de pair avec l’élargissement de la responsabilité environnementale des producteurs.

 

Le Conseil Economique et Social a lui aussi approuvé cette tarification incitative.

 

Pourquoi alors ne pas appliquer le principe « pollueur-payeur », via la mise en place d’une redevance incitative qui caractériserait un projet ambitieux pour une collectivité imprégnée du principe de développement durable.

 

La redevance incitative conduit sans conteste à une amélioration substantielle des performances de collecte sélective.

 

Elle est rentable économiquement pour la collectivité et équitable fiscalement pour les usagers.

 

Les expériences françaises montrent que la redevance incitative constitue une étape importante dans le sens de la modernisation du service public des déchets et de la protection de l’environnement.

 

La ville de Besançon est souvent citée en exemple. Besançon (120 000 habitants) est passée en 1999 d’un financement par la TEOM et la redevance spéciale à un financement  par la Redevance Incitative. La Communauté du Grand Besançon a ensuite œuvré pour l’extension de ce mode de financement de la compétence déchets à la totalité du périmètre intercommunal.

 

La Communauté d’Agglomération de Brive (CAB) s’est exprimée par voie de presse et semble s’être donnée cinq ans pour, au travers de la mise en place d’une redevance incitative, inciter les citoyens à mieux gérer leurs déchets.

A l’instar de collectivités plus volontaires, il est vraiment temps d’adopter une gestion des déchets plus efficace, plus transparente et plus économique.


 

Par Pascal Dias - Publié dans : Environnement
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Mercredi 8 juillet 2009

Le Conseil Syndical du lundi 29 juin 2009 fut comme les autres.

 

Laborieux, incompréhensible et inintelligible.

 

La séance commença en retard.

 

Et ça commence très fort car le Président s’est fixé comme objectif, semble t-il, de rattraper le temps perdu.

 

Mise en bouche avec le premier point de l’ordre du jour. L’adhésion à l’ORDIF.

 

Là, c’est sans appel. Le Président a un besoin absolu de l’aide de l’ORDIF car cet organisme a notamment pour mission d’assurer le suivi des données concernant la collecte et le traitement des déchets.

 

Pour s’assurer qu’il obtiendra l’autorisation des délégués, le Président n’hésite pas à sortir inutilement un argument de poids.

 

« Cette adhésion à l’ORDIF permet de canaliser ces informations pour les rendre disponibles aux adhérents et d’assurer l’information régulièrement » (sic !).

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions et je n’oublie pas que depuis plus d’un an, en ma qualité de délégué titulaire du SMICTOM, je sollicite par écrit, avec tous les égards que nous devons porter à nos aînés, la communication de données précises, la copie d’un procès verbal relativement récent et même la copie des statuts du syndicat.

 

Comme sœur Anne, je n’ai toujours rien vu venir…, sauf, une très vieille copie des statuts du syndicat datant de 2001 avec le commentaire Présidentielle idoine « Ouais, c’est tout ce que l’on a trouvé… j’suis pas sûr que c’est l’dernier » (dans le texte).

 

Voilà donc pourquoi, Chers Concitoyens, l’ironie des propos du Président n’a pas manqué de me surprendre.

 

Mais, ce n’est que la mise en bouche.

 

Le Président du SMICTOM, autorisé à renouveler l’adhésion à l’ORDIF par des délégués peut-être compatissants devant tant de détresse affichée, se sent pousser des ailes et enchaîne avec le deuxième point de l’ordre du jour. Le vote du Compte administratif 2008.

 

Présenté par le Président très rapidement, citant deci delà quelques chiffres bafouillés pris au hasard puis, de crainte d’avoir à répondre à des questions auxquelles il serait incapable de répondre, monopolise la parole avant de sortir l’arme absolue en guise de conclusion.

 

Le Président assène au timide auditoire que de toute façon, « il faut l’adopter c’est comme ça ».

 

Sans que quiconque ait eu le temps d’ouvrir la bouche pour demander quelques éclaircissements, le Président reprend la parole pour s’interroger à voix haute s’il n’aurait pas dû sortir tandis qu’un autre aurait dû présenter le compte administratif 2008 à sa place.

 

Battement de l’aile au pays de oui-oui puis, s’adressant à son compère, celui-là même qui se retrouve systématiquement désigné secrétaire de séance, hasard de la démocratie participative si cher au Président du SMICTOM, il l’interroge d’un regard appuyé tel un S.O.S.

 

Finalement, le Président du SMICTOM reste vissé à son siège tandis que son compère du deuxième rang se retourne légèrement vers les délégués de derrière-lui pour leur demander d’un air entendu s’il y a des « contre », des « pour » … bref, tout le monde est pour puisque personne n’ose rien dire. Adopté !

 

Le Conseil syndical s’enchaîne ainsi passant de l’ubuesque à l’abracadabrantesque.

 

Tel point n’étant pas soumis au vote, celui-là passé sous silence au profit de celui qui suivait qui, une fois soumis au vote d’une voix habituellement inaudible, est adopté. Alors, subitement, on se rappelle que le point précédent a été sauté, alors on y revient.

 

Les conseils syndicaux se suivent et, hélas, se ressemblent.

 

L’ordre du jour étant épuisé, le Président tient néanmoins à « rendre compte » aux délégués du SMICTOM les quelques entrevues que j’ai sollicité et relatives essentiellement au mode de financement du service d’élimination des déchets ménagers et assimilés.

 

En effet, le « système archaïque » instauré par le Président du SMICTOM génère une injustice fiscale entre les contribuables, méconnaît les objectifs du Grenelle de l’environnement et plus particulièrement le respect du principe « pollueur payeur ».

 

Devant une gestion aussi singulière, coûteuse et inefficace, j’avais espéré amener le Président à ce qu’il élargisse son champ de réflexion pour envisager une adaptation fiscalement plus équitable. Ce fut peine perdue.

 

Le Président prend donc les devants et tente donc d’étouffer mes propositions de progrès évoquant tour à tour la redevance spéciale, la redevance incitative qu’il confond avec la redevance générale, citant l’une avec les caractéristiques de l’autre et plus personne n’y comprendra rien…, pas même lui.

 

La seule chose que l’on peut retenir, c’est que toute proposition d’amélioration est prise par le Président comme un crime de lèse-majesté.

 

Aux grands maux, les grands remèdes, il n’hésitera pas à assener des contrevérités éhontées pour tenter de discréditer ces propositions en les qualifiant d’inadaptées, d’usines à gaz, alors même que le Ministère de l’Ecologie, l’ADEME et bien d’autres préconisent ces solutions, n’en déplaise à l’exécutif du SMICTOM de la Région de Fontainebleau.

 

Le Président n’est pas à une facétie près et les Avonnais se souviendront de cette réunion publique qui s’est tenue le 9 février 2009 dans la Maison dans la Vallée et relative à l’arrêt de la collecte des encombrants.

 

Un Avonnais avait posé, au Président du SMICTOM présent, la question suivante :

 

« Est-ce que la suppression de ce service de collecte des encombrants va réduire le coût de l’élimination des déchets ? ».

 

La réponse du Président fut « oui » et sans la moindre hésitation.

 

Or, les contribuables Avonnais doivent savoir que la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères pour 2009 augmentera de 3,32 %  (voir délibération du Conseil Communautaire du 19 mars 2009).

 

Alors que le Rapport BALLADUR, sous le titre « il est temps de décider », alerte sur la nécessité de mettre un terme à cette typologie de syndicats intercommunaux inefficaces, inutiles et surtout très coûteux, vous l’aurez compris, pour l’exécutif du SMICTOM, « il est surtout temps de ne rien faire ».

 

Si le Président peut donner le sentiment de faire avancer les choses, ne vous méprenez pas, car il est, sans le savoir, un virtuose du moonwalk, c’est-à-dire qu’il est comme ce danseur (dont le plus célèbre a été Mickael JACKSON) qui se déplace à reculons tout en créant l’illusion par ses mouvements corporels qu’il est en train de marcher vers l’avant.

 

C’est exactement ce que fait le SMICTOM sous cette Présidence et cela depuis bien trop longtemps. Il donne l’illusion que le Syndicat avance dans la bonne direction alors qu’en définitive, il le fait régresser et ce, aux frais des contribuables.

 

Ces mêmes contribuables n’ont pas vraiment l’air d’intéresser le Président du SMICTOM si l’on se réfère à l’article publié par Madame Valérie EPIKMEN sur le site http://epikmen.over-blog.com/categorie-10909620.html qui dénonce Monsieur le Maire de Veneux-Les Sablons (également Président du SMICTOM et Vice-président du Conseil Général) en ce qu’il a demandé et obtenu du conseil municipal d’augmenter de plus de 70%  les indemnités d’élus par rapport à la mandature précédente.

 

Dans un prochain article, je partagerai avec vous la vision de ce que doit être une gestion moderne du service public de l’élimination des déchets ménagers et assimilés qui doit, à mon sens, à répondre aux objectifs suivants :

 

- une justice fiscale,

- une responsabilisation des usagers,

- une incitation à la réduction des déchets,

- une maîtrise de la gestion financière de ce service,

- une diminution des frais de gestion de l’ordre de 8% avec une répercussion, à la baisse pour les contribuables, de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères.

 

Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier les Avonnais et les Bellifontains qui m’ont adressé leurs messages d’encouragement pour continuer à rester mobilisé, comme vous le resterez également, j’en suis certain.

 

Je souhaite à tous les juilletistes d’excellentes vacances. 

 

 

 

                   

Par Pascal Dias - Publié dans : Environnement
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Lundi 22 juin 2009

Monsieur le Maire a ouvert le débat sur l’avenir d’Avon évoquant tour à tour la Communauté d’agglomération, la Fusion ou bien la Commune nouvelle.

 

Rappelons tout d’abord que la fusion de communes se définie comme l’unification en une seule commune de plusieurs communes jusqu’alors distinctes.

 

La fusion de commune, qui n’intervient qu’entre communes limitrophes, entraîne la disparition de la personnalité morale de l’ensemble des communes concernées pour donner naissance à une personne juridique nouvelle et différente.

 

Au demeurant, quelques démagogues appellent de leur vœux cette fusion de communes excipant de soi-disant économies par une réduction de conseiller municipaux, de fonctionnaires, d’utilisation de bâtiments administratifs etc.

 

Cette argumentation éloignée de l’intérêt général des Avonnais,  semble occulter que pour qu’il y ait économie, encore faudrait-il que les deux communes amenées à fusionner aient la même santé financière et un niveau d’endettement pas trop éloigné.

 

Or, il est indéniable que la ville d’Avon, malgré toutes ses réalisations améliorant le cadre de vie des citoyens, de ses niveaux d’équipements et des futurs projets importants pour la ville tel que l’aménagement de l’éco-quartier, bénéficie d’une santé financière saine induite par une gestion des deniers publics en bon père de famille.

 

En revanche et sans aucun jugement de valeur ni esprit polémique, la ville de Fontainebleau n’a que très peu de réalisation à son actif et se trouve, du fait d’erreurs stratégiques des prédécesseurs de l’actuel Maire, dans une situation financière particulièrement délicate, limitant ainsi les marges de manœuvre en terme d’investissement.

 

Les impôts étant notamment le reflet du besoin de financement, rappelons que la ville de Fontainebleau a augmenté les impôts locaux pour 2009 de près de 10% tandis que la ville d’Avon les a limités à 2%.

 

Cette précision liminaire faite, l’exigence intellectuelle impose de regarder en arrière pour prendre connaissance des bilans des deux tentatives législatives de remodelage de la carte des communes françaises par le biais de la fusion qui était censée réduire le morcellement communal.

 

La première réforme initiée remonte à 1959 et son bilan s’est avéré limité.

 

En 1970, soit onze ans après l’entrée en vigueur de cette réforme, seule 350 fusions avaient été réalisées pour le regroupement de 746 communes.

 

Sous l’impulsion de Monsieur Raymond Marcellin, alors Ministre de l’Intérieur, une seconde réforme[1] verra le jour.

 

Afin d’inciter davantage de communes à suivre la voie de la fusion, le législateur avait intégré une dimension démocratique[2] ainsi que des incitations administratives et financières[3].

 

Nonobstant ces diverses incitations, une nouvelle fois, la réforme allait se révéler décevante.

 

Les plans départementaux de fusion avaient enregistrés 3 482 fusions alors qu’il s’en réalisa seulement 581 et ce, dans les quelques années qui suivirent la promulgation de cette loi.

 

La France comptait en 1959 plus de 38 500 communes et le résultat cumulé de ces deux réformes ramenait, dans un premier temps, le nombre de communes en dessous de 36 500 pour voir émerger, dans un second temps, un mouvement inverse de « défusion » et aboutir, en 2007, au nombre de 36 783 communes Françaises.

 

Les dispositions relatives aux fusions ont fait l’objet, depuis lors, de quelques aménagements par la loi du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale qui verra finalement poindre le succès de l’intercommunalité de projet.

 

Aujourd’hui, le Rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales du 5 mars 2009, intitulé « Il est temps de décider », estime, avec une pertinence qu’il faut ici saluer, que pour moderniser l’administration communale, l’achèvement de la carte de l’intercommunalité est un préalable qui doit se décomposer en trois impératifs indissociables.

 

Le premier consiste à imposer à chacune des communes de faire partie, au regard de sa population, d’une structure intercommunale concordante, que ce soit d’une Communauté Urbaine, Communauté d’Agglomération ou d’une Communauté de Communes.

 

Le deuxième consiste, pour remédier à ce qui a été un frein à l’efficacité de l’intercommunalité, à revoir le périmètre des intercommunalités dites « défensives ou purement politiques » ainsi que celles qui seraient en inadéquation avec la réalité territoriale des agglomérations.

 

Le troisième, qui finalement n’est qu’une variante dans la structure même de la dénaturation de l’esprit de l’intercommunalité, est l’indispensable rationalisation du paysage des syndicats intercommunaux qu’ils soient à vocation unique ou multiple.

 

En l’espèce et dans l’hypothèse ou le Rapport « Balladur » devait être suivi législativement dans les préconisations précitées, aucune commune ne pourra rester en dehors d’une intercommunalité (Communauté Urbaine, Communauté d’Agglomération, Communauté de Communes), annihilant ainsi toute velléité « d’isolement » par l’adhésion à un syndicat intercommunal (SIVU ou bien SIVOM).

 

Les Communautés Urbaines, d’Agglomération ou de Communes existantes et créées uniquement à titre défensif ou politique ne seraient pas pour autant à l’abri et pourraient se voir contraindre d’intégrer une réelle intercommunalité de projet.

 

Enfin, la disparition à terme des syndicats intercommunaux, déjà abordée dans le rapport de décembre 2006 de Monsieur Pierre RICHARD[4] (repris sur mon blog sous le titre « Mort annoncée des Syndicats Intercommunaux ? » du 12 mars 2009), bénéficierait à la commune d’Avon via la C.C.F.A puisque cette dernière pourrait reprendre sa compétence « collecte » des déchets ménagers et assimilés ; compétence aujourd’hui exercer par le SMICTOM de la Région de Fontainebleau, syndicat opaque, inutile et coûteux.

 

Il résulte donc de ce qui précède qu’une loi qui suivrait les recommandations du Comité pour la réforme des collectivités locales serait une véritable opportunité pour l’avenir d’AVON qui passe sans conteste par une intercommunalité renforcée par l’approfondissement de ses compétences et l’élargissement de son périmètre, susceptible de transformer, à terme, la CCFA en Communauté d’Agglomération.

 

L’avenir contient de grandes opportunités et révèle aussi des pièges. Le problème sera d'éviter les pièges et de saisir les opportunités dans l’intérêt de tous les Avonnais et pour chacun d’entre eux.

 

 

 


[1]  Loi du 16 juillet 1971.

[2]  Les habitants étaient appelés à se prononcer par référendum intercommunal sur le principe du projet de la  fusion.

[3]  Majoration des subventions d’équipement pour les communes fusionnées.

[4]  Rapport remis le 12 décembre 2006 à Monsieur Jean-François COPE, ministre délégué au budget et à la réforme  de l’Etat, porte parole  du Gouvernement et à Brice HORTEFEUX, ministre délégué aux Collectivités Territoriales.

Par Pascal Dias - Publié dans : Ville d'AVON (77210)
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Mardi 16 juin 2009

Sur le plan national, l’UMP a remporté très largement le scrutin européen d’autant que c’est la première fois depuis 1979 que le parti au pouvoir remporte une élection intermédiaire.

 

Le second grand vainqueur, c’est Europe Ecologie qui fait une percée spectaculaire tandis que le Parti Socialiste essuie un cuisant échec et le MoDem échoue à s’imposer comme le troisième parti de France, place qu’il abandonne aux écologistes.

 

Notons tout de même que le total des voix de gauche (PS, Europe Ecologie, Front de gauche) est quatre points supérieurs au total des suffrages recueillis par la droite (UMP-NC, Libertas, Debout la République) avec 39 % contre 35%.

 

Par Pascal Dias - Publié dans : Europe
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