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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 20:58

photo.JPG"Fermeture définitive".

Telle est l'inscription placardée sur la porte de la boulangerie de la place du 14 juillet que les clients pouvaient découvrir non sans une certaine incompréhension.

Ce message lapidaire et soudain ne pouvait que susciter les spéculations les plus diverses quant aux raisons de cette brutale fermeture.

A titre d'exemples, voici quelques échantillons de propos entendus à ce sujet et supposés identifier l'origine de cette disparition.

"L'inversion du sens de la circulation, qui avait suscitée à l'époque l'émoi d'un nombre important de pétitionnaires qui s'en était fait l'écho auprès du maire d'Avon, serait vraisemblablement à l'origine d'une baisse de la clientèle".

"Les travaux de voirie continus et récurrents générant des difficultés de circulation dans ce quartier exigu auraient eu le dessus sur ce commerce. Le laxisme quant aux stationnements sauvages et l'insuffisance de places en nombre adéquat auraient également contribué à fragiliser cette activité dont les 2 arrêts minutes, selon les riverains, seraient longuement et régulièrement occupés et donc dévoyés de leur objectif premier, sans jamais que ces infractions soient réprimées malgré un doublement des effectifs de la police municipale".

"La politique à l'échelle communale du "tout potelet non démontable", sans réflexion préalable à une implantation de fait hasardeuse, n'aurait pas arrangé les choses d'autant que ces obstacles de tailles variables auraient altérés les actes quotidiens de la vie diurne des habitants. Ceci expliquerait d'ailleurs la vision fréquente de potelets arrachés, pliés ou détériorés ajoutant des coûts de remplacement pour les contribuables aux surcoûts de ces travaux dont la pertinence n'est pas démontrée".

Sujet passionnel puisque chaque commentateur y va de son anecdote comme celle de ce riverain ne pouvant plus sortir son véhicule du garage à cause d'un potelet restreignant le passage et ne permettant pas d'accèder à la voie de circulation.

Ou tel autre potelet qui a dû être déplacé le lendemain de sa pose car il avait été fixé à l'entrée d'une copropriété occasionnant une gêne réelle pour les véhicules désirant pénétrer ou sortir du site.

Encore, ce groupe de riverains qui s'associait pour se faire livrer du bois de chauffe et qui n'a plus été en mesure de continuer à le faire à la suite de l'implantation sans discernement de potelets sur certaines aires, allant jusqu'à ironiser sur l'impossibilité de se fournir en énergie propre et renouvable au sein même de la ville se revendiquant du développement durable.

On le voit, les appréciations des uns et des autres sont nombreuses et très variées.

Il est bien difficile, voire impossible, de dire avec certitude lequel de ces éléments a eu raison de ce commerce de proximité même si la convergence de ceux-ci, associée peut-être à des raison plus intrinsèques, à la crise financière ainsi qu'à l'envolée du prix des matières premières, semblent avoir eu raison de cette boulangerie dans une indifférence quasi-générale.

Selon les derniers chiffres disponibles de l'INSEE au 31 décembre 2008, "les commerces et réparations auto" représentent 17,8% des établissements actifs sur Avon (18,4% pour Fontainebleau) contre 19,5% en zone de comparaison.

La faiblesse du tissu de commerces sur Avon, liée à la particularité de compter 4 quartiers sans aucun centre ville, donnent une résonnance amplifiée à la défection de tout commerçant, ce qui doit impérativement nous alerter et nous inciter à nous mobiliser.

Les modes de consommation évoluant, la relation qui unit les habitants à leurs commerces est forte et fait ressortir la place fondamentale qu'ils occupent dans l'animation de la ville.

Les commerces de proximité, sollicités pour la qualité et les conseils prodigués, sont complémentaires des centres commerciaux de périphérie dont l'attractivité réside d'abord et avant tout sur le prix et le choix important proposé.

Le rôle attribué aux commerces dans l'animation de la ville est essentiel. C'est avant tout pour les commerces que l'on fréquente la ville, plus précisément, pour y faire ses courses alimentaires, les achats et se promener en regardant les vitrines.

Avec les commerces et associations de commerçants, les élus locaux sont perçus par les habitants-consommateurs comme les principaux moteurs de dynamisation d'une ville.

Les différentes études ont montré que les Français attendaient des zones commerçantes de la mobilité (facilité d'accès, parking, espaces piétons), de la convivialité et de l'attractivité culturelle avec une présence d'espaces verts.

La montée en puissance des préoccupations environnementales, qui s'exprime dans les attentes à l'égard des zones de commerce, se retrouve dans l'évolution de la perception des consommateurs dont on relève qu'elle est davantage tournée de plus en plus vers le respect de l'environnement.

L'avenir des commerces est intimement lié à celle de la volonté de ses acteurs au premier rang desquels les élus locaux et les commerçants.

Ne sous-estimons pas l'attachement des habitants à leurs commerces qui ne se dément pas et fait partie intégrante de leur culture et de leur vision de la ville.

Ne perdons pas de vue que les efforts de rénovation urbaine entrepris pour rendre les zones de commerce attractives, dynamiques et accessibles sont largement reconnus et appréciés par les habitants.

Une attente nouvelle émerge avec les zones de commerce dites durables dont l'aspiration est à la fois réelle et perçue comme réalisable par les habitants.

Il faut appréhender et suivre les mutations qui se dessinent afin que nous, élus, soyons au plus près des attentes de nos concitoyens.

Les habitants nous montrent leur attachement à leur zone de commerce qu'il nous appartient d'adapter sans cesse avec la participation de tous les acteurs.

L'attrait en faveur du commerce de proximité, la volonté de disposer d'une offre commerciale diversifiée se traduisent par une exigence forte de nos concitoyens à l'égard de leurs élus afin qu'ils contribuent activement à la construction de cette dynamique.

La prise en compte de cette dimension dans l'amélioration de la ville est aujourd'hui essentielle et inévitable.

Mais cela passe également par l'inscription de l'immobilier commercial au coeur des enjeux de développement de notre territoire.

C'est pourquoi, aujourd'hui plus qu'hier, je suis convaincu qu'il nous faut nous adapter aux mutations commerciales et créer de nouveaux lieux de vie par la mise en place d'une politique ambitieuse destinées à nos commerçants.

 

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Published by Pascal DIAS - dans Ville d'AVON (77210)
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commentaires

INTENSE COIFFURE 21/03/2011 13:16



Bonjour,je suis coiffeuse,place du 14 juillet dans le quartier de changis.Malheureusement,ce qui devais arriver arriva.Il est impossible qu'une boulangerie,commerce indispensable dans un quartier
puisse fermer.Depuis le nouveau sens de ciculation,j'ai moi-meme une baisse de clientèle.Deux rues parrallèles ne peuvent pas etre dans le meme sens car si vous ne pouvez pas vous garer pour ces
2 commerces, vous etes obligés de refaire  tout un tour en remontant sur l'avenue ce qui n'est pas logique.En plus les voitures qui descendent  de changis roulent beaucoup trop vite.J
avais d'ailleurs demandé à Mr DEZERT et son équipe de venir sur place mais rien n'y a fait.J' espère de  la mairie qu'elle s'inquiète sur ce commerce boulangerie,moteur principal d'un
quartier.MADAME PIESSE MONIQUE