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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 09:54

Le lynchage récent d’un jeune homme de 24 ans, par un groupe de jeunes à Grenoble, rappelle la violence sans raison à laquelle chacun est susceptible d’être confronté.

Mais cette lâche agression révèle la nécessité de la vidéo-protection grâce à laquelle toutes les personnes impliquées ont pu être identifiées dans des délais extrêmement courts.

La vidéo-protection apparaît donc bien comme un outil indispensable au service de la prévention et de la répression des atteintes aux personnes et aux biens.

En l’espèce, si elles n’ont pu dissuader l’agression, les caméras de vidéo-protection ont permis d’identifier les auteurs ce dont on ne peut que se féliciter tant il ne faut jamais oublier que l’impunité engendre la récidive.

Mais le citoyen ne doit pas oublier que la vidéo-protection lui offre également la garantie de transparence sur ses droits lors des interventions de police et de gendarmerie.

Devant l’inquiétante flambée des actes de violence gratuite, plus que jamais les collectivités locales ont, aux côtés de l’Etat, le devoir d’assurer la sécurité des biens et des personnes.

Parce que la sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives, les caméras doivent être implantées sur tous les lieux propices aux actes de violence comme certaines voies publiques, les zones commerciales, les abords des établissements scolaires, les gares et aux abords des gares ainsi que dans les transports.

Les villes qui ont installé de la vidéo-protection ont vu la délinquance reculer de manière spectaculaire comme à Sartrouville ou bien à Nice.

La ville d’Orléans enregistre même 62% de baisse de la délinquance sur les 8 dernières années.

Si la volonté politique existe, le coût de la vidéo-protection ne peut servir d’excuses pour se désintéresser de la sécurité des personnes puisqu’un fonds de financement existe : le Fonds Interministériel de la Prévention et de la Délinquance (FIPD).

Créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, ce fonds spécialisé est dédié à cet objectif et permet le soutien d’initiatives tant en investissement qu’en fonctionnement.

Destiné à financer les actions locales conduites par les collectivités et les associations, le FIPD s’élèvera à 49,1 millions d’euros pour l’année 2010.

En augmentation de 33% par rapport à 2009, le fonds donne la priorité à la vidéo-protection avec 30 millions d’euros (61,1% de l’enveloppe globale) qui lui seront réservés pour des projets de voie publique mais également pour les établissements scolaires (financement jusqu’à 50% du coût du projet).

Pour les autres actions de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes sous la maîtrise d’ouvrage des collectivités locales, c’est 6,1 millions d’euros, (12,4% de l’enveloppe globale) qui y seront affectés.

Les actions de prévention portées par les associations bénéficieront, quant à elles, de 13 millions d’euros (26,5% de l’enveloppe globale).

La circulaire du 5 mars 2010 invite les préfets à financer en priorité le maintien des emplois déjà existants d’intervenants sociaux et de référents pour les violences conjugales et d’aide aux victimes.

Pourront également bénéficier de financement, les actions tendant à prévenir la récidive, au soutien à la parentalité, à la prévention de la violence en milieu scolaire ou encore la médiation sociale et d’aide au fonctionnement du partenariat local comme les postes de coordonnateurs.

Il est à signaler que les études préalables, études d’évaluation, actions de formation et de communication pourront profiter de crédits jusqu’à 15.000 euros maximum.

En revanche, une attention vigilante sera apportée pour éviter toute confusion entre les crédits de la politique de la ville (Contrats Urbains de Cohésion Sociale) et le FIPD afin que les actions financées, ne soient pas des projets ayant déjà bénéficiés d’une subvention au titre des CUCS.

Bénéficiant d’autres sources nationales il en sera de même pour les mesures de prévention et de lutte contre la toxicomanie, les mesures de sécurité routière, les dispositifs d’accès au droit (Maisons de justice et du droit, points d’accès au droit) et les opérations « ville, vie, vacances ».

Une mission d’évaluation annuelle des actions prise en charge financièrement par le FIPD seront confier aux préfets et pas moins de 20% des structures ayant reçu une aide pour un projet autre que la vidéo-protection feront l’objet d’une visite suivie d’un rapport élaboré par des fonctionnaires d’Etat.

Les collectivités locales commettraient une faute à ne pas se saisir des opportunités offertes par le FIPD pour assurer la sécurité de leurs citoyens mais surtout des personnes les plus vulnérables comme par exemple les enfants, les personnes âgées et les habitants des quartiers difficiles. 

 

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